Environnement et santé : j'agis

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La santé environnementale englobe l’ensemble des effets sur la santé de l’homme dus à ses conditions de vie (habitat, expositions professionnelles, nuisances comme le bruit ou l’insalubrité, l’alimentation, etc.), la contamination des milieux (eau, air, sol, etc.) et aux changements environnementaux (climatiques, ultra-violets, etc.).

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en juin 1999, a d’ailleurs déclaré lors de la Conférence ministérielle Santé et environnement : « L'environnement est la clé d'une meilleure santé », incluant ainsi des paramètres liés à la qualité de nos milieux (pollution, qualité de l’eau, de l’air, des sols, etc.) et aussi à l’ensemble des activités humaines (air intérieur, violences urbaines, accidents domestiques, etc.).

  • Découvrez l'histoire de la santé environnementale avec Eset Bourgogne : cliquez ici
  • Découvrez les vidéos de Dijon Santé sur ce thème en cliquant ici

 

Ma santé et la qualité de l'air

L'Homme inhale quotidiennement environ 15 000 litres d'air. L’air contient : des gaz (78% d’azote, 21% d’oxygène), et des gaz rares (0,9% d’argon, 0,035% de gaz carbonique(CO2)), et des traces de polluants. Les quatre sources majeures de rejets, à la fois pour les polluants atmosphériques et pour les gaz à effet de serre, sont : l’agriculture, l'industrie, les transports et le secteur résidentiel et tertiaire, du fait du chauffage.

Certains polluants* font l’objet de réglementation car ils sont les indicateurs de pollution atmosphérique. Ils sont surveillés davantage parce que leurs effets nuisibles pour l'environnement et la santé sont avérés et que l'on dispose d'appareils de mesure.

Deux polluants sont particulièrement problématiques :

  • L’ozone : c’est un gaz extrêmement irritant et incolore. Il n'est pas rejeté directement dans l'air, mais se forme par réaction chimique entre des gaz d'origine automobile et industrielle sous l’effet des rayonnements solaires. C’est pourquoi sa concentration augmente principalement au printemps et en été. Il est à l’origine d’irritation des muqueuses oculaires et respiratoires, de crises d’asthme chez les sujets sensibles. (Source Atmosf’air Bourgogne).
  • Les particules fines : ce sont des particules en suspension présentes naturellement mais provenant aussi de l’activité humaine (transport automobile, combustion de matières fossiles et activités industrielles diverses). La toxicité des particules en suspension dépend de leur taille. Plus les particules sont petites, plus elles pourront pénétrer profondément dans les voies respiratoires. De plus, certaines ont des propriétés mutagènes et cancérigènes. (Source Atmosf’air Bourgogne).

*SO2 : Dioxyde de soufre, NOx : Oxydes d’azote, CO : Monoxyde de carbone, O3 : Ozone, C6H6 : Benzène, PM10 et PM2,5 : particules fines, As : Arsenic, Cd : Cadmium, Ni : Nickel, Pb : Plomb.

Quels effets sur ma santé ?

L'impact de la pollution dépend de l’âge, de notre état de santé, du type de polluant, de leur concentration dans l'air, de la durée d'exposition et de l'importance des efforts physiques que nous réalisons. Les polluants sont des particules ou des gaz irritants et agressifs qui pénètrent plus ou moins profondément dans l'appareil respiratoire et qui peuvent induire ou aggraver des problèmes respiratoires ou cardiovasculaires (toux, crise d’asthme, irritations oculaires, AVC, crise cardiaque, etc). Ils augmentent donc le risque de mortalité sur le court et long terme. De plus, les particules fines liées au diesel sont classées cancérigènes, exposant au risque de cancer des poumons.

Certaines personnes seront plus sensibles à la pollution atmosphérique : les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, les asthmatiques (rendus plus sensibles par leur maladie au pouvoir irritant des polluants), ou encore les fumeurs.

Comment agir pour réduire une partie de la pollution de l’air ?

  • Limiter les déplacements en voiture et adopter l’éco-conduite.
  • Préférer les modes actifs (marche, vélo), et les transports en communs, penser au covoiturage aussi.
  • Réduire les besoins de chauffage en isolant et en ne surchauffant pas les logements.
  • Utiliser un combustible bois de bonne qualité dans un foyer fermé.
  • Entretenir régulièrement les appareils de chauffage et vérifier que leur utilisation est optimale.
  • Remplacer les chaudières anciennes par des chaudières à condensation
  • Ne pas brûler les déchets verts mais les composter par exemple.

Recommandations InVS

Et si je suis allergique ?

- Pour connaître les alertes polliniques en temps réel ville par ville : cliquez ici.

- Pour bénéficier d’un diagnostic personnalisé : Conseiller Médical en Environnement Intérieur (CMEI). Sur prescription de votre allergologue, pneumologue, dermatologue ou oto-rhino-laryngologiste, le CMEI vient à votre domicile rechercher les facteurs environnementaux qui provoquent des pathologies respiratoires. Il vous conseille pour les exclure ou les limiter. Ces visites sont gratuites. Voir la liste des CMEI en Bourgogne et en Franche-Comté. 

Je fais attention à la qualité de l’air intérieur

Nous passons en moyenne 14 heures par jour à notre domicile (Guide de la pollution intérieure, INPES). On a beau se sentir bien chez soi, l’air que nous y respirons n’est pas toujours de bonne qualité. En effet, les sources de pollution dans les logements sont nombreuses : tabagisme, moisissures, acariens, peintures, produits d’entretien… c’est ce qu'on appelle la pollution Intérieure.

Cette pollution peut avoir des effets sur la santé : allergies, irritations des voies respiratoires, maux de tête, voire intoxications. Des gestes simples peuvent limiter ces risques :

  • Aérer au moins 10 minutes par jour, été comme hiver, pour renouveler l’air intérieur de votre logement et réduire la concentration des polluants.
  • Aspirer régulièrement les poussières (sol, tapis, moquettes…).
  • Entretenir et ne pas gêner le fonctionnement des systèmes d’aération et de ventilation.
  • Ne pas fumer à l’intérieur.
  • Faire vérifier chaque année les appareils à combustion et installations de chauffage ?
  • Respecter les doses d’utilisation des produits d’entretien, de bricolage.

Les ressources pour vous aider :

Je protège mon audition

Penser que  les problèmes d’audition ne concernent que les personnes plutôt âgées est une idée reçue. Nous sommes tous concernés par l’impact du bruit sur notre santé. Il y a les bruits de notre environnement (axes routiers, ferroviaires, lieux collectifs, etc.), les bruits que l’on subit au travail, mais aussi les bruits que l’on choisit (concerts, mp3, etc.).

Dès que l’intensité du bruit dépasse un certain seuil, le bruit devient nuisance :

  • 55 décibels (dB) est le seuil acceptable, sans danger pour l’oreille
  • 60 dB : le bruit commence à être perçu comme intense
  • 85 dB : si le bruit est constant, il provoque des troubles de l’audition
  • 120 dB : le bruit devient douloureux

L’exposition à des bruits ou des sons de forte intensité peut provoquer l’apparition d’acouphènes. Les acouphènes sont des sensations auditives (sifflement, grésillement, bourdonnement) qui ne sont pas causées par un bruit extérieur. Ils  peuvent survenir soit brutalement, soit progressivement et être perçus dans une seule oreille ou dans les deux. Cette exposition peut aussi être à l’origine d’une surdité définitive, survenant parfois très brutalement, à la sortie d’un concert par exemple. Le bruit peut aussi avoir des répercussions sur notre équilibre psychique ; il est source d’anxiété, d’insomnie, de fatigue ou encore d’une baisse de la concentration.

Comment se protéger du bruit ?

  • L’isolation acoustique et phonique de votre logement est capitale pour réduire les effets du bruit sur votre santé.
  • Lors d’un concert, évitez de vous placer là où le son est le plus fort et mettez des bouchons d’oreilles prévus à cet effet.
  • Contrôlez le volume des baladeurs et mp3 : avant 17 ans, sachez que plus d’un adolescent sur 10 souffre d’un début de surdité avec une perte auditive supérieure ou égale à 20 dB.(source Plan national d’action contre bruit, ministère de l’Ecologie et du développement durable)

En cas de troubles auditifs, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant ; si besoin il pourra vous orienter vers un ORL.

Faut-il avoir peur des ondes électromagnétiques ?

Le téléphone portable est-il dangereux pour ma santé ?

Avec plus de 66 millions d’abonnements en France, le téléphone mobile fait partie de notre quotidien. S’il n’existe pas aujourd’hui de preuve scientifique démontrant les risques liés au mobile, il est néanmoins recommandé d’adopter des gestes simples pour réduire son exposition aux champs électromagnétiques. Une onde électromagnétique est la combinaison d’une onde électrique (dès lors qu’un appareil est sous tension) et d’une onde magnétique (dès qu’un appareil fonctionne). Ces ondes sont émises à différentes fréquences, par exemple :

  • Appareils électriques domestiques (ordinateur, sèche-cheveux) : champ « basse fréquence » (inférieur à 10kHz)
  • Téléphone portable, TV, radio, le four à micro-ondes, Wi-Fi… : champ des radiofréquences et hyperfréquences (entre 10 kHz et 300 GHz)

Ces champs n’ont pas les mêmes conséquences directes sur notre santé mais ils ont été reconnus comme « cancérogènes possibles » par le centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Les champs électromagnétiques causés par les lignes et appareils électriques produisent certains effets biologiques, sans qu’il soit toujours possible de démontrer les liens de cause à effet : fatigue, maux de tête, troubles cardio-vasculaires, du fonctionnement du système immunitaire, neurologiques ou de la reproduction, cancers, leucémie.

De manière générale, les études sont, à ce jour, insuffisantes pour conclure définitivement sur le caractère cancérogène ou non des champs électromagnétiques.

Les bons gestes à adopter 

À titre de précaution, voici les recommandations des autorités sanitaires :

  • Utiliser le téléphone mobile avec modération et limiter l’utilisation par les enfants
  • Éviter de téléphoner lors de déplacements à grande vitesse : en train par exemple, votre téléphone mobile entre successivement en relation avec différentes antennes-relais et peut élever sa puissance au maximum pour les rechercher
  •  Privilégier les zones de bonne réception
  •  Éloigner le téléphone mobile pour limiter l’exposition de la tête (utiliser un kit piéton)
  • Privilégier les installations filaires (téléphones, internet…).

Source Dossier Téléphones mobiles, Ministère en charge de la Santé

Et les antennes relais : quel risque pour ma santé ?

Avec le développement des technologies des réseaux sans fil, les opérateurs ont dû développer leur couverture réseau via les antennes relais et les ondes qu’elles émettent. La question de l’exposition de la population aux ondes électromagnétiques est une question majeure dès lors que l’on construit une nouvelle antenne relais. Le champ électromagnétique des radiofréquences et hyperfréquences a été reconnu comme « cancérogène possible » par le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) mais les différentes études menées ne permettent pas pour l’instant de confirmer ou d'infirmer leur impact certain sur la santé.

Ce que dit la réglementation 

La loi Abeille encadrant l’exposition du public aux ondes électromagnétiques générées par les technologies sans fil (antennes-relais, téléphones mobiles, tablettes,…) a été adoptée en janvier 2015. Deux points importants sont à retenir :

  • Les maires et les présidents de structure intercommunale doivent être informés préalablement à l’installation d’une antenne-relais dans leur commune. Ils peuvent également organiser une concertation avec les habitants.
  • Concernant la protection des plus jeunes dans les crèches et les garderies : les appareils sans fil sont interdits dans ces espaces. Le Wi-Fi reste autorisé dans les écoles primaires mais doit être désactivé en dehors des activités numériques pédagogiques.

Les ressources disponibles :

Soleil : s'exposer mais pas trop

Le soleil, certes, il en faut : pour fabriquer notre vitamine D (essentielle pour nos os, dents, système immunitaire et état de santé général), regonfler notre moral et remettre nos pendules biologiques à l’heure… Mais avec modération. Les dangers du soleil, ce sont les ultraviolets, UVA et UVB. Les UVA sont responsables du vieillissement de la peau et sont impliqués dans la survenue des cancers cutanés, tout comme les UVB si nous en abusons. Tout le monde est concerné mais les risques sont plus importants pour les moins de 12 ans : en effet, ce sont principalement les brûlures occasionnées durant l’enfance qui provoqueraient des années plus tard un cancer de la peau redoutable : le mélanome cutané.

  • Le soleil et la peau par la Société française de dermatologie, cliquez ici
  • Comment prévenir la survenue du mélanome cutané ? Tout savoir avec Ameli Santé
  • Soleil et UV : Quels risques ? Comment se protéger ? : cliquez ici

Faut-il montrer un coup de soleil à un médecin ?

Alors certes, un coup de soleil peut paraître dérisoire aujourd’hui, mais sachez que nous avons tous un capital soleil qui s’épuise avec le temps. Il faut protéger sa peau (application de crème toutes les 2 heures),éviter de s’exposer entre 12h et 16h, porter un chapeau et des lunettes de soleil.

Soyez vigilants au choix de l’indice de votre crème et n’hésitez pas à renouveler fréquemment les applications si vous êtes dans l’eau.

Mais oui, il faut vous adresser à un médecin si c’est un nourrisson qui est touché ou si la taille de la brûlure est supérieure à la taille de la paume de la main du « brûlé », ou si la brûlure ne s’améliore pas dans les jours qui suivent. Certains méfaits du soleil relèvent d’un traitement sur ordonnance. Lorsqu’il y a des boutons, des démangeaisons ou des cloques, celles-ci peuvent s’infecter.

L'eau du robinet

En France, l’eau du robinet est l’un des aliments les plus contrôlés. Elle fait l’objet d’un suivi sanitaire permanent, destiné à en garantir la sécurité sanitaire. Il s’agit aussi bien de garantir la qualité microbiologique de l’eau du robinet, que de surveiller la présence de nitrates, de pesticides, de plomb ou d’autres substances dites « émergentes ». Sachez que les données sur la qualité de l’eau du robinet sont publiques et sont également disponibles dans votre mairie (les derniers résultats d’analyse de l’eau du robinet, transmis par l’ARS y sont affichés) et sur votre facture d’eau.

En matière de consommation et d’utilisation de l’eau du robinet, le ministère recommande notamment de :

  • Laisser couler l’eau avant de la consommer lorsqu’elle a stagné dans les canalisations (après plusieurs jours d’absence par exemple),
  • Utiliser l’eau froide pour la boisson, la préparation ou la cuisson des aliments (une température élevée peut favoriser le transfert dans l’eau des métaux constitutifs des canalisations),
  • Laisser l’eau du robinet dans une carafe ouverte pendant quelques heures dans le réfrigérateur pour éliminer éventuellement le goût de chlore.

Sur le site du Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des femmes, vous pouvez accéder aux résultats de qualité de l’eau potable de votre commune, cliquez ici

SITES ET RESSOURCES

Les sites régionaux

Pour trouver des documents et des outils sur la Santé et environnement : https://www.sante-environnement-bfc.fr/

La surveillance de l’air en Bourgogne : www.atmosfair-bourgogne.org et en Franche-Comté : http://www.atmo-franche-comte.org/

Le site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement Bourgogne et Franche-Comté :
http://www.bourgogne-franche-comte.developpement-durable.gouv.fr/

Les sites nationaux

Le site de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise d’Énergie : www.ademe.fr

Le site de l’Agence Nationale pour l’Habitat : www.anah.fr

Le site dédié à l’eau du robinet : www.sante.gouv.fr/qualite-de-l-eau-potable

Le site de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur : www.oqai.fr

 

Merci à Colette PRÉVOST (association CLAPEN 21) et Catherine SCHMITT (association Yonne Nature Environnement) pour leur contribution à l’élaboration de ces contenus.